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L’Etat distribuera des repas à l’aide de Foodtruck aux migrants de Calais à partir du 6 mars

Après avoir laissé les associations humanitaires se débrouiller seules, pendant des années, l’Etat va prendre en charge les repas des migrants, à Calais. C’était un engagement d’Emmanuel Macron lors de sa visite, le 16 janvier dernier.

Cette distribution de repas, à partir de points mobiles, sera effective dès mardi prochain, le 6 mars, sur la base de trois repas par jour, distribués en deux fois. En attendant un appel d’offres, c’est l’association La Vie active qui va opérer cette distribution, avec une vingtaine de personnes, des anciens qui ont travaillé au centre Jules Ferry, du temps de la Jungle. C’était un engagement du Président de la République, lors de sa venue à Calais, le 16 janvier dernier.

Deux foodtrucks ont été aménagés, pour permettre ces distributions de repas chauds, en barquettes, à deux endroits différents, en périphérie de Calais. Des repas pour au moins 350 migrants, mais c’est évolutif, assure Guillaume Alexandre de La Vie active :

Si jamais il y a plus de demande que ce que nous avons sur place, nous irons réapprovisionner. Nous laisserons les équipes sur place, pour bien montrer aux migrants que nous allons revenir. Donc nous avons une capacité à ne jamais être en panne de repas, de manière à ce qu’il n’y ait pas de cohue les jours suivants.

Des préaux seront aménagés, au départ avec des contenairs, pour que les migrants puissent manger à l’abri. Mais La Vie active travaille sur une solution plus adaptée et qui reste mobile, puisque c’est une demande expresse de l’Etat. Fabien Sudry est le Préfet du Pas-de-Calais :

Cette prestation de repas vient compléter ce que l’Etat fait déjà pour les migrants de Calais : les centres de mise à l’abri dans les Hauts-de-France, l’accès à l’eau et aux sanitaires et puis l’accès aux soins. C’est, avec les repas, ce que le Président de la République a défini comme étant « un socle humanitaire », tout en évitant la reconstitution de campements ou de bidonvilles.

L’Etat espère que les associations renonceront à leurs distributions de repas, dans une rue, à deux pas des lieux choisis la préfecture et surveillés, à distance, par des policiers. Mais l’accès à la distribution, sans contrôle des migrants sera garanti. France Bleu

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