Des volontaires français quittent la grotte après 40 jours d’isolement

Un groupe de volontaires français est sorti d’une grotte après une étude de 40 jours visant à explorer les limites de l’adaptabilité humaine à l’isolement.

Les 15 participants ont vécu dans la grotte de Lombrives, dans le sud-ouest de la France, sans téléphone, sans horloge et sans lumière du jour.

Ils dormaient dans des tentes, fabriquaient leur propre électricité et n’avaient aucun contact avec le monde extérieur.

Le projet visait à tester la réaction des gens lorsqu’ils perdent la notion du temps et de l’espace.

L’expérience Deep Time s’est achevée samedi, permettant aux huit hommes et sept femmes, âgés de 27 à 50 ans, qui y ont participé de quitter la grotte.

Des scientifiques chargés de superviser le projet étaient entrés dans la grotte un jour plus tôt pour leur annoncer que le projet touchait à sa fin.

Souriant mais semblant étourdi, le groupe a quitté son isolement volontaire sous des applaudissements nourris. Ils portaient des lunettes de soleil pour donner à leurs yeux le temps de s’adapter à la lumière du soleil.

Pendant leur isolement, les membres du groupe ont dû organiser des tâches sans pouvoir utiliser une mesure du temps pour créer des délais.

À la place, ils devaient se fier à leur horloge biologique et à leurs cycles de sommeil pour structurer leurs journées.

Dans la grotte, ils avaient peu de confort moderne à leur disposition. Par exemple, les volontaires devaient produire leur propre électricité avec un vélo à pédales et puiser de l’eau dans un puits situé à 45 m sous terre.

Les scientifiques à l’origine du projet affirment que celui-ci les aidera à comprendre comment les gens peuvent s’adapter à des conditions de vie extrêmes.

L’activité cérébrale et les fonctions cognitives des volontaires ont été analysées avant leur entrée dans la grotte, afin de recueillir des données pour des études comparatives après leur départ.

L’objectif de l’étude est particulièrement pertinent pendant la pandémie de coronavirus, une période où les mesures de confinement ont confiné des millions de personnes à l’isolement.

« Notre avenir en tant qu’humains sur cette planète va évoluer », a déclaré M. Clot. « Nous devons apprendre à mieux comprendre comment notre cerveau est capable de trouver de nouvelles solutions, quelle que soit la situation. »

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