Actualités Aisne (02)Sécurité

Braquage au tournevis l’épicier de Laon explique son agression de cette nuit

Menacé avec un tournevis l’épicier de la rue Saint-Jean a remis la caisse au braqueur, avant de lui courrir après.

e n’ai pas eu peur, j’ai gardé mon sang-froid »assure Vazhisojan Codanbany. Commerçant de la rue Saint-Jean, à Laon, il a été braqué par un homme qui l’a menacé avec un tournevis.

Habituellement, le mercredi, il ferme sa boutique à 1 heure. « Je n’ai pas fait attention à l’heure qu’il était, il y avait encore un peu de monde dans la rue alors je suis resté ouvert », raconte celui qui venait de compter sa caisse et qui était sur le point de fermer, vers 1 h 30, quand un homme est entré dans son commerce.

Un deuxième homme attendait devant, et trois autres dans une voiture

De prime abord, un client comme les autres. « Il m’a demandé trois bouteilles de whisky que j’ai mises dans un sac, sur le comptoir. Ensuite, il a pris deux bouteilles de coca et les a mises avec le reste. » Alors que le commerçant lui indique le montant à payer, l’homme sort un tournevis de sa poche. « J’ai tout de suite compris », raconte Vazhisojan Codanbany dont le cou se trouve alors à quelques centimètres de l’outil. « Il m’a demandé d’ouvrir la caisse et a pris tous les billets. Il y avait 300 euros. »

Un deuxième homme attendait dehors.

Il a récupéré le sac rempli de bouteilles

de whisky et de coca

Tandis que l’homme s’apprête à sortir, le commerçant attrape sa main et lui fait lâcher le tournevis. « Il a pris le sac rempli de bouteilles et dès qu’il est sorti, il l’a donné à un deuxième homme qui devait attendre devant. Je ne l’avais pas vu avant », explique le Laonnois qui se met alors à courir dans la rue après son agresseur. « J’ai réussi à le rattraper. Je le tenais par les épaules, c’est à ce moment-là que je suis tombé. Je me suis fait très mal au niveau du bras. Lui s’est relevé et il est monté, ainsi que le deuxième homme, dans une voiture qui devait être garée pas très loin. À l’intérieur se trouvaient déjà trois personnes », témoigne celui qui, en regagnant sa boutique, ramasse un morceau de papier tombé de la poche de son agresseur. Sans doute sera-t-il utile aux enquêteurs puisqu’il s’agissait d’analyses sanguines au nom d’un habitant de Saint-Erme.

Ce jeudi matin, la quadragénaire et son épouse étaient fidèles au poste, malgré les événements de la nuit. « Il faut bien gagner sa vie », témoigne le couple qui tient à souligner la rapidité des policiers. « Je les ai appelés dès que je suis revenu dans la boutique, ils étaient là dans la minute. Ils patrouillent souvent dans la rue Saint-Jean, la preuve que c’est utile. » L’union

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