Plaisir (78) : 6 individus tabassent un homme qui réclamait un peu de calme

Ils voulaient imposer leur loi dans le quartier du Valibout, à Plaisir. Six adolescents et jeunes hommes, âgés de 17 à 21 ans, ont été, mis en examen, jeudi dernier à Versailles, pour violence aggravée. Ils sont soupçonnés d’avoir, le 6 et le 12 juillet 2017, passé à tabac un locataire de 36 ans qui demandait la tranquillité et le silence.

Tout commence dans la nuit du 6 ou 7 juillet lorsque cet homme qui vit au rez-de-chaussée est réveillé par les détonations de pétards qui explosent dans la rue. Le locataire, qui doit se lever tôt pour aller travailler, râle avant de sortir de son logement. Il est aspergé de gaz lacrymogène, frappé avec un bâton, une chaise et il est blessé par un pavé lancé dans son dos. Le frère de la victime intervient et parvient finalement à l’extirper de la mêlée pour le mettre en sécurité.

Le 12 juillet, au magasin Auchan, le blessé reconnaît le jeune homme qui lui a jeté une chaise. Un peu téméraire, il l’aborde et tente de lui faire dire son nom. Le jeune homme lui révèle son prénom. Le soir même, le trentenaire entend taper à sa porte, regarde par l’œilleton et voit que la même bande est revenue en découdre. Un pavé traverse la porte-fenêtre du balcon. Le locataire sort et une dizaine d’agresseurs armés de barre de fer le rouent de coups. Et il est découvert un peu plus tard inconscient et en sang par les voisins. Il est conduit à l’hôpital, souffrant de fractures du crâne et de la face, de douleurs et contusions multiples. Les urgences médico-légales lui ont accordé dix-sept jours d’incapacité totale de travail.

Les policiers du commissariat de Plaisir mènent une enquête dans le quartier et parviennent à découvrir les prénoms puis les identités des agresseurs qui passent le plus clair de leur temps à traîner dans les halls d’immeuble de la cité. Mercredi matin, ils interpellent les six suspects à leurs domiciles. Ils sont passés aux aveux en minimisant leur implication. Ces jeunes gens sont tous connus des archives du commissariat pour des vols et actes de violences. Les trois mineurs ont retrouvé la liberté après leur passage devant le juge et les trois majeurs ont été écroués.

Le Parisien

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