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Mercosur : que craignent les Européens ?

Le secrétaire d’Etat allemand au Commerce Matthias Machnig a dit mardi espérer un accord commercial entre l’UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) d’ici à fin mars. Cet accord suscite beaucoup d’inquiétude chez les Européens. Parmi les pays de l’UE, la France et l’Irlande sont les plus inquiètes de potentielles répercussions négatives de cet accord sur leur filière agricole.

Le Brésil et l’Argentine sont de grands producteurs de viande

Cet accord de libre échange en négociation permettrait de baisser les droits de douane et de doper l’exportation de bœuf vers l’Union européenne. A un point tel que si l’on cumule ces futures importations à celles du bœuf canadien négociées dans le cadre du CETA, le traité commercial entre l’UE et le Canada, elles couvriront déjà plus de la moitié de la production européenne. Cela risque de déstabiliser le secteur. D’autant plus que les coûts de production de cette viande sont 30% moins élevées qu’en Europe.

Qu’est ce que l’Union gagnerait à signer un tel accord?

L’Union européenne pourrait plus facilement exporter ses voitures, ses produits pharmaceutiques, ses produits laitiers ou encore ses vins. Le Mercosur, c’est 260 millions de consommateurs, huit fois plus que le Canada.

Comment est-il perçu en Amérique du Sud ?

Certaines voix, notamment dans le monde syndical, craignent que cet accord ne les transforme en zone de production agricole au détriment de l’industrie locale. D’ailleurs les négociations buttent aujourd’hui sur la question de l’industrie automobile. Le Brésil accepterait d’accorder une réduction significative des droits de douane sur les voitures européennes, à condition qu’elles comprennent une part significative de pièces fabriquées dans le Mercosur, un chiffre qui crispe les Européens.

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