Le directeur et 3 animateurs d’une école coranique jugés pour avoir rasé et frappé un enfant

Le tribunal correctionnel de Pontoise juge aujourd’hui le directeur et trois animateurs d’une école coranique de Sarcelles, ainsi accusés d’avoir rasé et frappé un enfant de 12 ans pour s’être teint les cheveux.

La directeur d’une école coranique de Sarcelles et trois animateurs sont jugés en ce jeudi par le tribunal correctionnel de Pontoise pour “violences aggravées” sur un enfant de 12 ans. Lequel aurait été frappé et eu la tête partiellement rasée pour s’être teint les cheveux.

Les faits, rapportés par nos confrères du Parisien, remontent au 27 avril de l’année dernière. Alors qu’il se présente en soirée à la mosquée Foi et Unicité pour y suivre un cours d’arabe, le garçon n’y est pas reçu comme les autres fois, et pour cause, il arbore des cheveux teints en blond qui, selon le directeur de son école, traduisent une violation de la religion musulmane.

L’élève d’une école coranique frappé pour s’être teint les cheveux en blond

Ce même directeur signifie à l’élève qu’il va recevoir une correction, avant de joindre le geste à la parole. Il demande à un élève d’aller lui chercher une tondeuse, qu’il utilise ensuite sur la tête de l’élève devant ses autres camarades. Le garçon n’apprécie pas cette punition et compte bien se venger.

Le même jour vers 21h00, accompagné de plusieurs amis, il vient ainsi lancer des œufs sur la boîte aux lettres et la porte du directeur. Le lendemain, l’élève est contraint de nettoyer ce qu’il a dégradé. Mais il ignore encore ce qui l’attend.

“Un premier pas dans la délinquance”

Le directeur surprend ainsi l’écolier. Il appelle son frère grâce à qui il compte “trouver des petits fous de Sarcelles” pour venir frapper le garçon. Ce dernier va se retrouver devant quinze à vingt personne, directeur compris, dans le local où il venait de ranger son matériel de nettoyage. Puis, il se retrouve isolé dans une pièce avec trois personnes. Auprès des autorités, il a raconté les coups qu’il a alors subis, au torse, sur le corps, à la tête.

Le directeur a reconnu et regretté les faits, qu’il a tenté de justifier en expliquant que la coiffure arborée par la victime était selon lui “un premier pas dans la délinquance”. Sur les trois animateurs également soupçonnés, seul un a reconnu les violences, réduites à des “baffes” et que lui seul aurait infligées. Un animateur aurait de même soudoyé la mère à hauteur de 100 euros, une somme censée également couvrir les soins de son enfant.

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