Publié le 1 novembre 2026 Mis à jour le 1 novembre 2026
La troisième journée de mobilisation contre la vie chère a réuni, samedi 31 octobre 2026, 320 000 personnes en France selon le ministère de l’Intérieur et près de 500 000 selon l’intersyndicale jeunesse. La participation recule par rapport au 24 octobre, tandis que des heurts ont éclaté lors de plusieurs fins de cortège.
Des chiffres en baisse, toujours très éloignés
Le ministère de l’Intérieur a compté 320 000 manifestants dans le pays, dont 70 000 à Paris. L’intersyndicale jeunesse — qui réunit notamment l’Union étudiante, la Fage, l’Unef et l’Union syndicale lycéenne — revendique près de 500 000 participants, dont 200 000 dans la capitale.
Les deux décomptes ne reposent pas sur la même méthode. Il faut donc les présenter côte à côte plutôt que choisir celui qui arrange le mieux le titre. Le 24 octobre, les autorités avaient annoncé 410 000 participants et les organisateurs 800 000. La baisse est ainsi reconnue par les deux camps, même si son ampleur varie.
Des cortèges généralement calmes, puis des tensions
Les manifestations déclarées se sont déroulées sans incident majeur pendant l’essentiel de la journée, selon les autorités. Des affrontements ont toutefois eu lieu au moment des dispersions à Paris, Rennes, Marseille, Lyon, Toulouse et Bordeaux.
À Paris, des projectiles ont été lancés contre les forces de l’ordre près de la porte de Charenton. La police a utilisé des gaz lacrymogènes. La préfecture a évoqué plusieurs centaines d’individus violents. Ces éléments restent attribués aux autorités : ils ne décrivent ni l’ensemble du cortège ni l’ensemble des manifestants.
Un bilan d’interpellations encore provisoire
Le ministère de l’Intérieur faisait état de 511 interpellations à 20 heures, selon franceinfo. Ce chiffre était encore susceptible d’évoluer pendant la nuit. Il ne correspond pas au nombre de condamnations : une interpellation peut être suivie d’une garde à vue, d’une remise en liberté ou de poursuites.
Quelque 70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés dans le pays. Le dispositif visait notamment à empêcher des cortèges non déclarés et des rassemblements nocturnes liés à Halloween.
La mobilisation doit se poursuivre en novembre
Les organisations de jeunesse ont appelé à des blocages dans les lycées et les universités mardi 3 novembre. Une journée intersyndicale de grèves et de manifestations est également annoncée jeudi 5 novembre, avant de nouveaux rassemblements évoqués les 6 et 7 novembre.
Ces appels montrent que la baisse de participation ne signifie pas la fin du mouvement. Leur ampleur dépendra toutefois des préavis, des organisations réellement engagées et de la mobilisation sur le terrain.
Trois samedis, trois niveaux de participation
Selon le ministère de l’Intérieur, la mobilisation est passée de 550 000 personnes le 17 octobre à 410 000 le 24 octobre, puis 320 000 le 31 octobre. Les organisateurs avaient avancé 800 000 participants lors des deux premières journées, contre près de 500 000 samedi.
La tendance est donc au recul. Mais plusieurs centaines de milliers de personnes ont encore manifesté, et le calendrier social des premiers jours de novembre reste chargé. Le thermomètre baisse ; la colère, elle, n’a pas encore rangé son manteau.
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Sources : franceinfo avec AFP, 31 octobre 2026 ; TF1 Info avec AFP, 31 octobre 2026.
Photo : Guilhem Vellut, via Wikimedia Commons — CC BY 2.0. Source de l’image.
Informations vérifiées le 1er novembre 2026 à 1 h.
