Publié le 25 octobre 2026 Mis à jour le 25 octobre 2026
La mobilisation du samedi 24 octobre 2026 a réuni 410 000 personnes en France selon le ministère de l’Intérieur et près de 800 000 selon la CGT. Les cortèges se sont déroulés sans répétition du chaos du 17 octobre, mais la journée s’est achevée avec près de 1 000 interpellations annoncées par Laurent Nuñez et des heurts dans plusieurs villes.
Deux comptages toujours très éloignés
Le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 410 000 manifestants dans le pays, dont 110 000 à Paris. La CGT revendique pour sa part près de 800 000 participants, dont 250 000 dans la capitale. Cet écart ne peut pas être aplati en un chiffre magique : les autorités et les syndicats utilisent des méthodes de comptage différentes. Les deux estimations doivent donc rester attribuées.
La mobilisation portait principalement sur le pouvoir d’achat, les services publics et les revendications de la jeunesse. Elle faisait suite à la journée du 17 octobre, marquée par des violences et des pillages, puis à une semaine de restrictions et de débats sur le droit de manifester.
Des cortèges globalement calmes, des tensions en marge
Lors de son bilan, le ministre de l’Intérieur a déclaré que « les cortèges se sont bien passés ». France 24 et Franceinfo rapportent toutefois des heurts à Paris, Marseille, Lille, Lyon, Toulouse, Nice et Tours. Les forces de l’ordre avaient déployé environ 70 000 policiers et gendarmes, ainsi que des unités spécialisées.
Le chiffre de près de 1 000 interpellations annoncé samedi soir concerne l’ensemble de la journée et peut encore évoluer. Une interpellation n’est pas une condamnation : les suites judiciaires devront être distinguées des contrôles ou gardes à vue sans poursuite.
Pourquoi le bilan diffère du 17 octobre
Le dispositif avait été renforcé après les critiques adressées au gouvernement. Plusieurs préfectures avaient limité ou interdit des rassemblements, tandis que le parcours parisien avait été modifié. Les restrictions prévues pour le 24 octobre ont réduit les points de friction dans certains secteurs, sans empêcher toutes les tensions.
À Paris, le cortège principal s’est déroulé dans le calme avant des incidents au moment de la dispersion. À Lyon, où la manifestation était interdite, plusieurs rassemblements ont été dispersés. La formule « journée calme » mérite donc un astérisque de la taille d’un panneau de préfecture : le bilan est moins lourd que celui du 17 octobre, mais il n’est pas vierge.
La suite du mouvement est déjà annoncée
La CGT a déjà appelé à une nouvelle mobilisation le 5 novembre. Les Gilets jaunes ont, de leur côté, annoncé un rendez-vous le 31 octobre autour de la défense des libertés publiques. Le gouvernement doit également présenter de premières réponses aux organisations lycéennes.
Les chiffres définitifs sur les gardes à vue, les poursuites, les blessés et les dégâts n’étaient pas consolidés lors de notre vérification, le 25 octobre à 1 h. Ils devront être actualisés à partir des bilans officiels et judiciaires.
Sources
Informations vérifiées le 25 octobre 2026.
