Le plafond d’exonération applicable à la prime de transport et au forfait mobilités durables passe temporairement à 1 000 euros. La mesure concerne les sommes versées par les employeurs entre le 1er octobre et le 31 décembre 2026. Elle n’oblige toutefois aucune entreprise à verser 1 000 euros à chaque salarié.

Un plafond unique de 1 000 euros jusqu’au 31 décembre

Le décret n° 2026-974 du 20 octobre 2026 relève à 1 000 euros la limite d’exonération pour les avantages liés aux trajets domicile-travail. La mesure s’applique aux cotisations et contributions dues au titre des périodes d’activité courant à compter du 1er octobre 2026.

Elle couvre la prise en charge par l’employeur des frais de carburant ou d’alimentation d’un véhicule électrique, ainsi que le forfait mobilités durables. Service-Public.fr précise que ce plafond temporaire vaut pour les sommes versées jusqu’au 31 décembre 2026.

Ce n’est ni une prime automatique ni un droit à 1 000 euros

La prime de transport reste facultative. Son versement et son montant sont prévus par un accord d’entreprise ou de branche, ou par une décision unilatérale de l’employeur après consultation du comité social et économique lorsqu’il existe.

Le nouveau plafond indique la part pouvant être exonérée ; il ne transforme pas cette limite en montant obligatoire. Un employeur peut donc verser moins, ne rien verser, ou combiner différents dispositifs dans les conditions prévues. Le plafond monte, mais il ne dépose pas spontanément un billet sur le siège passager.

Quels trajets et quels véhicules sont concernés ?

La prime de transport peut couvrir une partie des dépenses de carburant, d’électricité, d’hydrogène ou d’alimentation d’un véhicule hybride rechargeable utilisé entre le domicile et le travail. Le forfait mobilités durables vise notamment le vélo, le vélo électrique et le covoiturage.

Il faut distinguer cette mesure de l’aide de 100 euros destinée aux grands rouleurs, qui répond à d’autres critères. Il ne faut pas davantage la confondre avec le remboursement obligatoire d’une partie des abonnements de transport collectif.

Les montants habituels restent la référence hors période temporaire

Service-Public.fr rappelle les limites ordinaires : 600 euros par an pour certains frais de carburant ou d’alimentation électrique, 600 euros pour le forfait mobilités durables avec une sous-limite de 300 euros pour le carburant, et 900 euros en cas de cumul avec la prise en charge d’un abonnement de transport, sous réserve des règles applicables.

Le relèvement à 1 000 euros est donc une parenthèse liée à la hausse des carburants. Sans nouveau texte, elle prend fin au 31 décembre 2026. Les salariés doivent vérifier la date de versement et le dispositif retenu sur leur bulletin de paie.

Que demander à son employeur ?

  • si un accord d’entreprise ou de branche prévoit une prime de transport ;
  • le montant accordé et la période concernée ;
  • les justificatifs nécessaires ;
  • la possibilité de cumuler la prime avec un forfait mobilités durables ou un abonnement de transport ;
  • la ligne correspondante sur le bulletin de paie.

Pour d’autres démarches administratives récentes, notre guide sur le formulaire prérempli de retraite de réversion détaille ce qui est simplifié et ce qui reste à vérifier. En déplacement hivernal, pensez aussi aux règles sur les pneus hiver et les chaînes.

Sources

Informations vérifiées le 25 octobre 2026.

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