Liz Truss a reproché à Joe Biden d’avoir ruiné son poste de premier ministre et s’en est pris à un « cartel mondial » sur les impôts. L’ancien Premier ministre a profité de la conférence commémorative Margaret Thatcher à la Heritage Foundation à Washington DC pour s’en prendre aux dirigeants mondiaux, dont le président français Emmanuel Macron et son successeur Rishi Sunak, qui « affaiblissent l’Occident ».
Mme Truss a averti qu’une « alliance anti-croissance » qui, selon elle, l’a forcée à quitter Downing Street 49 jours seulement après son entrée en fonction, sape la démocratie occidentale.
Elle a déclaré à son auditoire, composé essentiellement de républicains, dans la capitale américaine, que l’Occident n’était peut-être « pas en état de se battre » pour faire face aux menaces que la Chine et la Russie font peser sur la liberté et la démocratie.
Elle a notamment fustigé les efforts déployés pour conclure des accords internationaux qui « lient les mains des gouvernements », y compris l’accord de l’OCDE défendu par M. Sunak en vue de créer un taux d’imposition minimum sur les sociétés de 15 %.
Mme Truss a prévenu que cela signifiait que les démocraties occidentales ne seraient pas en mesure de rivaliser avec leurs ennemis, en particulier la Chine.
« Il s’agit d’un cartel mondial de complaisance », a-t-elle averti.
Elle a ajouté : « Ces questions qui devraient être du ressort des gouvernements nationaux, ils s’en mêlent et c’est désastreux.
« Nous avons trop de gouvernements de gauche qui veulent empêcher les autres pays de leur couper les vivres au lieu de leur faire concurrence.
Lorsqu’elle a tenté de faire passer ses politiques de réduction d’impôts avec son mini-budget, Mme Truss a rappelé qu’elle s’était heurtée au mouvement anti-croissance au Royaume-Uni, mais aussi à l’étranger.
Parmi ses détracteurs figuraient le Fonds monétaire international (FMI) et M. Biden, qui a fait des remarques désobligeantes sur la politique de Mme Truss lors de sa visite à New York à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.
Mme Truss a également dénoncé l’incapacité du gouvernement Sunak à retirer les lois européennes du corpus législatif britannique.
Mme Truss a déclaré : « C’est comme divorcer mais continuer à vivre dans la même maison que son ex-mari. Cela n’a aucun sens ».
La visite de M. Macron en Chine pour implorer le président Xi d’aider à mettre fin à la guerre en Ukraine a également fait l’objet de vives critiques.
Mme Truss a ajouté : « Le président Macron a tort de suggérer que Taïwan n’intéresse pas directement l’Europe. Je ne suis pas du tout d’accord avec cela ».
L’ancien Premier ministre a également mis en garde contre le fait que la « culture woke » et l’agenda de la gauche sapaient la croissance et la force des démocraties occidentales.
Elle a attaqué les personnes qui utilisent des termes tels que « pauvreté énergétique » et « urgence climatique » pour empêcher les gouvernements de prendre les mesures nécessaires pour stimuler la croissance et réduire les impôts.
Mme Truss a également prévenu qu’un nouveau modèle économique était en train de prendre le pouvoir et qu’il était axé sur « la redistribution, la stagnation et la culture de la menace », poussé par le « mouvement anti-croissance » et les « socialistes habillés en écologistes ».
Mme Truss a admis que son message était « sombre », mais elle a rappelé à son auditoire que, lorsqu’elle est née dans les années 1970, la période était tout aussi décourageante, jusqu’à l’émergence de Margaret Thatcher et le renouveau du conservatisme.
