Société

Île-de-France : une campagne pour lutter contre le harcèlement dans les transports

La région Île-de-France , la RATP et la SNCF lancent ce lundi une grande campagne de communication visant à lutter contre le harcèlement dans les transports. Deux mesures phares sont mises en avant, le 31 17 numéro d’appel d’urgence et l’arrêt à la demande dans les bus.
« Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel : victimes ou témoins, donnez l’alerte ! », une large campagne d’affichage est lancée ce lundi pour lutter contre le harcèlement dans les transports en commun. 4 100 affiches vont être déployées sur les réseaux RATP et SNCF entre le 5 et le 27 mars. Viendront s’ajouter 4 750 affiches également visibles dans les bus RATP et près de 11000 affiches sur les réseaux SNCF Transilien.
Cette campagne cherche à sensibiliser tous les voyageurs en les incitant à dénoncer les actes dont ils pourraient être victimes ou témoins.
Cette campagne concerne énormément de personnes. Selon une étude du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) publiée en 2015, en Île-de-France, 100% des utilisatrices des transports en commun ont déclaré avoir été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement sexiste ou d’agressions sexuelles.

Le 31 17 disponible 24h/24

Instauré depuis quelques années ce numéro d’appel d’urgence est actif 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, également joignable par SMS (31177) ou via une application mobile dédiée.
Ce numéro d’urgence 3117 est désormais disponible sur tout le réseau francilien, au départ en 2015 il était disponible seulement sur le réseau SNCF. Il est également accessible depuis l’application smartphone « Alerte 3117 » ou par SMS 31177. L’utilisation de ce dispositif monte en puissance depuis quelques années, ainsi, 38 000 appels ont été passés en 2017 en Île‑de‑France sur les réseaux RATP et SNCF, contre 28 000 en 2016.

Autre mesure : l’arrêt à la demande dans le bus

L’expérimentation des arrêts à la demande va être mise en place sur certaines lignes de bus d’Ile-de-France. Il s’agissait d’une des mesures promises par Emmanuel Macron lors de son discours le 25 novembre 2017 pour lutter contre les violences faites aux femmes.
Ce dispositif permet à toute personne qui le demande de descendre entre deux arrêts de bus. De quoi permettre à la personne de réduire le trajet qui lui reste à pied jusqu’à sa destination finale. Il débutera sur 11 lignes de bus en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis, tous les soirs du lundi au samedi à partir de 22 heures. Source

Articles en relation

Close