Publié le 25 octobre 2026 Mis à jour le 25 octobre 2026
Une toile de Claude Monet représentant des iris a été adjugée 50,7 millions d’euros à Paris le 24 octobre 2026. La vente établit un record pour une œuvre vendue aux enchères en France, frais compris, et remet sous les projecteurs les grands formats tardifs peints par l’artiste à Giverny.
Un record français à 50,7 millions d’euros
La toile, intitulée Les Iris, a été vendue par Sotheby’s à Paris pour 50,7 millions d’euros. Selon les informations publiées après la vente, elle dépasse le précédent record français détenu depuis 2018 par La Jeune Fille au panier de fleurs de Pablo Picasso, adjugée 30,7 millions d’euros.
Le résultat final inclut les frais de vente. C’est un détail qui compte : comparer un prix marteau avec un prix frais compris donne une bataille de chiffres où les tableaux finissent par poser avec des pommes et des poires.
Des iris peints à Giverny à la fin de sa vie
Claude Monet a consacré de nombreuses œuvres à son jardin de Giverny. Les iris, les saules et les nymphéas deviennent, dans ses grands formats tardifs, moins un décor qu’un terrain d’expérimentation sur la couleur, la lumière et la perception.
L’œuvre vendue appartient à cette période tardive. Elle se distingue par une composition verticale et une végétation qui remplit presque entièrement la surface. Le paysage classique s’efface : il n’y a plus vraiment d’horizon, seulement une immersion dans les fleurs et les reflets.
Pour comparer cet usage du texte et de l’espace aux pratiques contemporaines, l’exposition Jenny Holzer au musée d’Orsay propose un autre dialogue avec les collections. Le marché de l’art parisien a également été perturbé cette semaine par la fermeture anticipée d’Art Basel Paris.
Ce que signifie vraiment ce record
Ce record ne signifie pas que Les Iris est la toile de Monet la plus chère jamais vendue. Les enchères internationales ont déjà atteint des montants supérieurs pour d’autres œuvres du peintre. Le résultat concerne précisément le marché français et une vente organisée à Paris.
Il confirme cependant l’appétit persistant des collectionneurs pour Monet. Sa signature combine une notoriété mondiale, une offre limitée et une histoire de l’art immédiatement lisible. À ce niveau, on n’achète plus seulement une toile : on achète aussi une place dans les statistiques du marché.
Une image libre pour découvrir les séries d’iris
L’œuvre vendue n’est pas libre de droits photographiques dans toutes ses reproductions commerciales. L’image utilisée pour illustrer cet article montre donc une autre toile d’iris de Monet conservée au Metropolitan Museum of Art et proposée sous licence CC0. Elle permet d’observer les recherches menées par le peintre sur le même motif sans confondre les deux œuvres.
Cette prudence sur les images est aussi importante que les sources sur le prix. Une œuvre ancienne peut être dans le domaine public tandis que la photographie qui la reproduit conserve des conditions d’utilisation propres.
Pour une lecture plus générale des usages culturels, l’étude sur ce que les jeunes réservent avec le pass Culture rappelle que la culture ne se résume heureusement pas aux enchères à huit chiffres.
Sources
Informations vérifiées le 25 octobre 2026.
