Les candidatures au contrat d’engagement de service public ouvrent le 2 novembre 2026 pour l’année universitaire 2026-2027. Ce dispositif verse 1 200 euros brut par mois à certains étudiants en santé, en échange d’un exercice futur dans un territoire où l’accès aux soins est insuffisant.

Qui peut demander l’allocation de 1 200 euros ?

Le dispositif s’adresse aux étudiants ayant validé au moins la première année du premier cycle et poursuivant des études de médecine, d’odontologie, de maïeutique ou de pharmacie. Les parcours de pharmacie industrielle sont exclus.

Certains professionnels titulaires d’un diplôme obtenu hors de l’Union européenne et de l’Espace économique européen peuvent aussi conclure ce contrat lorsqu’ils ont été autorisés à suivre en France un parcours de consolidation des compétences en médecine ou en odontologie.

Ce que le contrat impose

L’allocation est versée pendant les études ou le parcours de consolidation. En contrepartie, le signataire doit poursuivre la formation choisie, respecter les obligations d’assiduité et exercer ensuite dans un ou plusieurs lieux classés comme sous-dotés ou connaissant des difficultés d’accès aux soins.

La durée d’exercice exigée correspond à la durée pendant laquelle l’allocation a été perçue. Elle ne peut jamais être inférieure à deux ans. Ce n’est donc pas une bourse sans contrepartie : rompre le contrat peut entraîner sa résiliation et le remboursement des sommes reçues.

Comment déposer sa candidature

Le dépôt s’effectue sur la plateforme nationale du CESP à partir du 2 novembre 2026. Le dossier doit notamment contenir un certificat de scolarité, une lettre de motivation présentant le projet professionnel et des relevés de notes.

Pour un étudiant en deuxième année, le relevé de la première année universitaire est demandé. Pour ceux qui ont déjà effectué plusieurs années, les relevés des deux années précédentes doivent être fournis. Une commission de l’unité de formation concernée examine ensuite les candidatures.

Comment les dossiers sont sélectionnés

La commission tient compte des résultats universitaires, mais aussi de la cohérence du projet professionnel. Un entretien peut être organisé pour évaluer la spécialité envisagée et le territoire dans lequel le candidat souhaite exercer. Certains dossiers peuvent être retenus dès la phase de pré-évaluation.

Au cours de l’année précédant la fin des études, le bénéficiaire indique à son agence régionale de santé jusqu’à cinq lieux d’exercice, classés par préférence. L’ARS examine les demandes selon la spécialité, les besoins de santé et les caractéristiques sociales du territoire.

Les points à vérifier avant de signer

Avant de candidater, il faut mesurer la durée réelle de l’engagement, vérifier les zones proposées par l’ARS et anticiper les conséquences d’une rupture. Le montant annoncé est brut : la somme effectivement perçue peut donc différer. Il est prudent de lire le contrat type et de solliciter le référent CESP de sa région avant signature.

Sources

Photo : Tulane Public Relations, via Wikimedia Commons — CC BY 2.0. Source de l’image.

Informations vérifiées le 27 octobre 2026.

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