Publié le 26 octobre 2026 Mis à jour le 26 octobre 2026
Le Centre national du cinéma et de l’image animée célèbre ses 80 ans avec trois journées consacrées à l’histoire et à l’avenir du modèle français. Le colloque « Des salles obscures aux mondes numériques » débute ce lundi 26 octobre 2026 au Sénat, avant de se poursuivre les 27 et 28 octobre à la Cinémathèque française.
L’événement réunit historiens, chercheurs, artistes et professionnels autour d’une question moins poussiéreuse qu’elle en a l’air : comment une institution créée à l’époque de la pellicule accompagne-t-elle désormais les plateformes, le jeu vidéo et les œuvres immersives ?
Une institution née le 25 octobre 1946
Le CNC a été créé le 25 octobre 1946. Son rôle s’est progressivement étendu au-delà des salles de cinéma : audiovisuel, animation, jeu vidéo, création numérique, conservation et éducation aux images font aujourd’hui partie du paysage qu’il accompagne.
Dans sa présentation officielle de l’anniversaire, le Centre décrit un modèle fondé sur le soutien à la création et la diversité des œuvres. Le colloque doit justement permettre d’en examiner l’histoire, les transformations et les limites.
Le premier jour consacré à la naissance du modèle
La journée du 26 octobre se tient au Sénat. Après l’ouverture annoncée par la ministre de la Culture Catherine Pégard, les interventions reviennent sur la genèse du CNC, ses grandes dates et la construction d’une industrie cinématographique nationale.
L’après-midi est consacré à la salle de cinéma et à l’élargissement des missions vers l’audiovisuel. Arnaud Desplechin, des exploitants, des producteurs et d’anciens responsables du CNC figurent parmi les intervenants annoncés dans le programme détaillé publié par l’institution.
Animation, jeu vidéo et création immersive au programme
Les 27 et 28 octobre, les échanges se déplacent à la Cinémathèque française. Le deuxième jour aborde l’animation française, la reconnaissance culturelle du jeu vidéo et la politique publique consacrée aux œuvres immersives. Une conversation porte également sur les révolutions technologiques qui ont modifié la production et la diffusion des images.
Cette extension du domaine du CNC raconte une évolution très concrète : l’image animée ne tient plus seulement sur un écran de cinéma. Elle circule sur les téléviseurs, les plateformes, les consoles et les casques immersifs. Le cinéma reste au centre, mais il n’est plus seul dans la salle d’attente.
Patrimoine et transmission pour conclure
La dernière journée est consacrée à la conservation, à la restauration, à la cinéphilie et à l’éducation aux images. Thierry Frémaux, Olivier Assayas, Amélie Bonnin et plusieurs spécialistes du patrimoine sont annoncés.
Ces thèmes prolongent des questions déjà visibles dans le programme du Festival Lumière 2026, où les restaurations et la circulation des œuvres occupaient une place centrale. Ils rejoignent aussi un enjeu très pratique : préserver les supports avant leur dégradation, comme l’explique notre guide pour numériser des films 8 mm et Super 8.
Comment suivre les trois journées
Le CNC annonce une captation et une retransmission en direct sur sa chaîne YouTube. Le programme démarre à 9 h 30 le lundi, à 9 h le mardi et à 9 h 15 le mercredi, après les temps d’accueil. Les horaires peuvent évoluer : la page officielle reste la référence avant de se connecter.
Pour le public, l’intérêt du colloque dépasse l’anniversaire institutionnel. Les débats portent sur la diversité culturelle, la place des salles, la domination des plateformes, la transmission des œuvres et l’éducation à l’image. Autrement dit, sur ce qui détermine les films que l’on peut financer, voir, conserver et transmettre.
À lire aussi : notre analyse des usages du pass Culture en 2026.
Informations et programme vérifiés le 26 octobre 2026.
Photo : La Citta Vita, via Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0. Source de l’image.
