Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nuñez après les violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre 2026. Le ministre de l’Intérieur reste en fonction et doit mettre en place de nouvelles méthodes d’intervention contre les pillages et les groupes violents.

Pourquoi Laurent Nuñez a proposé sa démission

Le ministre a reconnu un manque d’anticipation et une « perte de contrôle » dans certaines villes. Selon les autorités, la participation à la mobilisation a été nettement supérieure aux prévisions du renseignement. Ces écarts et l’ampleur des dégradations ont placé le dispositif de maintien de l’ordre sous forte pression.

Laurent Nuñez a déclaré assumer la responsabilité politique des événements et avoir remis sa démission au président. Emmanuel Macron l’a refusée au nom de la continuité du commandement des forces de sécurité.

De nouvelles méthodes encore peu détaillées

Le chef de l’État a demandé le déploiement rapide de « nouveaux modes d’action » contre les casseurs. À ce stade, leur contenu précis n’a pas été entièrement rendu public. Le ministre affirme que l’état d’urgence n’est pas nécessaire.

Une réunion interministérielle de crise s’est tenue à Matignon pour examiner le renseignement, le dimensionnement des effectifs et les réponses aux pillages. La promesse de nouvelles méthodes devra maintenant être jugée sur des mesures concrètes, pas seulement sur une formule bien repassée.

À lire aussi : ce qu’Emmanuel Macron a annoncé dans son allocution, le bilan de la mobilisation du 17 octobre et l’examen du budget 2027.

Sources

France 24 avec l’AFP, 19 octobre 2026 ; Franceinfo, 19 octobre 2026.

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