Nantes: Les migrants expulsés de la fac occupent une maison de retraite désaffectée

La mairie de Nantes a donné son accord pour qu’ils restent sur les lieux au moins jusqu’au 31 mars…

  • Après l’expulsion des locaux universitaires mercredi, des dizaines de migrants ont investi un bâtiment du centre-ville de Nantes.
  • La mairie a assuré qu’il n’y aurait pas d’expulsion avant la fin de la trêve hivernale, fin mars.

Au lendemain de leur expulsion de l’université de Nantes, où ils occupaient des locaux depuis près de quatre mois, une centaine de migrants ont investi ce jeudi matin une maison de retraite désaffectée. L’établissement se trouve rue Maurice-Sibille, entre le cours Cambronne et le quai de la Fosse à Nantes.

Aidés par des associations et étudiants, les migrants, dont la plupart originaires d’Afrique, ont obtenu l’accord de la maire de Nantes de pouvoir rester sur place jusqu’à la fin de la trêve hivernale, à savoir le 31 mars, selon nos informations. « Une réunion doit avoir lieu cet après-midi pour en définir les modalités, explique l’entourage de Johanna Rolland. Et notamment combien pourront rester, et avec quelle organisation. »

Etablissement en bon état

Le copieux dispositif policier, qui laissait penser en début d’après-midi que les occupants pourraient être délogés, malgré la présence d’une cinquantaine de personnes venues en soutien, a donc quitté les lieux. Leur départ a été accueilli avec des cris de joie dans la rue. Des dizaines de personnes se sont ensuite engouffrées dans le bâtiment, et dans la bonne humeur, pour visiter les lieux.

Fermée depuis plusieurs mois, la maison de retraite, qui appartient au bailleur Nantes métropole habitat, possède plusieurs dizaines de chambres, toutes équipées de sanitaires, sur plusieurs étages. Elle dispose aussi d’un réfectoire et d’une grande salle à manger en état de fonctionnement. Elle est alimentée en eau et électricité.

« C’est un endroit en parfait état, comme il y en a plein d’autres à Nantes, constate Jules, du collectif de soutien aux migrants. On attend désormais d’autres mesures, comme la création d’un accueil de jour pour les jeunes migrants, déjà promis par Johanna Rolland. On a besoin d’un endroit où organiser des activités, des cours de français, passer des moments collectifs. »

« C’est une bonne nouvelle mais on aimerait savoir ce qu’il va se passer dans un mois, réagit Amadou, qui vient de Guinée. Après quatre mois passés au château du Tertre, ça va faire du bien. En plus, ici, il y a des vraies chambres ! » Source

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