Des coups de tournevis dans le ventre de sa femme enceinte

Pendant l’été 2016 à Alençon, sa compagne était enceinte de 7 mois quand il lui a donné sept coups de tournevis dans le ventre, alors qu’il était ivre et sous l’emprise de la drogue. La grossesse s’est poursuivie normalement. Ce jeudi 15 mars, le tribunal a condamné le trentenaire à 18 mois de prison ferme et mandat de dépôt.

Pour cette affaire « gravissime », le prévenu pouvait encourir jusqu’à 14 ans de prison « car il était en état de récidive » a souligné le procureur d’Alençon, ce jeudi 15 mars.

Alcool et drogue

Il est bientôt minuit ce 24 juillet 2017 quand Xavier rentre chez lui à Alençon. Il a bu plus que de raison et il a fumé de la drogue. Alors sa femme, enceinte de 7 mois, lui demande d’aller dormir sur le balcon et elle ferme les volets derrière lui. Quand Xavier se réveille à 4 h du matin, il casse les volets et frappe sa compagne. « Je ne me souviens plus de ce qui s’est passé », explique l’homme âgé de 30 ans.

Coups de tournevis dans le ventre

Il l’attrape par la gorge et la traîne sur le sol. Plus grave encore, il lui assène sept coups de tournevis dans le ventre, sans percer l’épiderme de la victime, mais avec suffisamment de force pour laisser autant de marques sur sa peau. « Pour tuer l’enfant ? »interroge le procureur François Coudert. « Non, non », répond le prévenu qui avait déjà un autre enfant avec son épouse.

Il avale du produit ménager

Cette nuit-là, réalisant ce qu’il vient de faire, l’homme essaie de se tuer en avalant du liquide pour nettoyer le sol et quitte l’appartement. Il sera pris en charge, lui aussi, par le Samu. « L’alcool, c’est plus fort que moi », tente-t-il d’expliquer aux juges. Il dit boire 1,5 litre de bière par jour depuis qu’il est tout jeune, « comme ma mère ou mon frère… »

Déjà en prison

Depuis la maison d’arrêt de Coutances (Manche) où il est incarcéré depuis janvier – pour une autre affaire – jusqu’au mois d’octobre, l’homme se dit « vraiment désolé » d’avoir porté des coups à celle qui est désormais son ex-compagne. Il affirme avoir demandé à suivre des soins en prison, « pas facile d’avoir un rendez-vous avec un psychologue ».

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet : 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, plus 6 mois avec sursis. Il devra aussi payer 2 000 € de dommages et intérêts à la victime. Source

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