Sécurité

Avignon : Hamza le chauffeur livreur frappe un colonel des pompiers

Le 6 octobre dernier, peu après 7 heures, un colonel des sapeurs pompiers qui se rendait à son travail au Service départemental d’incendie et de secours a eu, sur la rocade, une altercation avec un chauffeur livreur. Le pompier, à force d’appels de phares, de coups de klaxon et de gestes reprochait au conducteur d’un 19 tonnes de circuler sur la voie de gauche et ainsi de perturber la circulation. « Je me suis décalé pour laisser l’accès à la bretelle » se défend Hamza, 25 ans, qui assure que l’automobiliste qui le suivait lui a adressé « un doigt d’honneur » avant de « piler » devant lui après l’avoir doublé.

C’est pour vérifier son chargement après le freinage d’urgence qu’il a stoppé son camion… et d’après lui c’est l’automobiliste, en uniforme de pompier, qui lui a porté le premier un coup de poing. Il se serait alors défendu et les deux hommes ont chuté au sol. « Je ne lui ai pas porté de coups de pieds » quand il était à terre se défend Hamza contrairement à la déposition d’un témoin et à la déclaration du colonel qui se positionne en victime d’une agression commise par le livreur qui n’a pas accepté ses remarques.

10 jours d’ITT

Le bâtonnier Bonnenfant, partie civile, soutient que le colonel – qui a 10 jours d’ITT – n’a fait que son devoir : « les pompiers sont en première ligne lors des accidents de la circulation et on ne peut reprocher à cet officier d’avoir fait observer à un routier sa conduite dangereuse qui, un jour ou l’autre, peut être à l’origine d’un drame« .

Si, pour la vice-procureur, « les deux hommes ont un comportement fautif » Hamza n’a pas hésité à frapper un homme à terre – de surcroît en uniforme – ce qui signe son mépris. La représentante du parquet demande une peine d’un an de prison avec sursis et une suspension du permis de conduire pendant un an.

Des réquisitions qui sont « un assassinat social« , plaide Me Tarrifou qui dénonce l’attitude « détestable » du colonel des pompiers qui a « provoqué » son client.

Après délibéré, le tribunal condamne Hamza à la peine de 8 mois de prison avec sursis et ordonne l’expertise médicale de la partie civile « responsable à 50 % du préjudice subi » à qui est allouée une provision de 2000 €. L’affaire est renvoyée à l’audience sur intérêts civils du 27 septembre. Source

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