Argelès : le village est « aux mains des délinquants », les habitants traumatisés

Délinquance. A Argelès-sur-Mer, en Pyrénées-Orientales, les trafiquants ont pris le contrôle du centre du village, raconte le Midi Libre. Les riverains et les habitants ont décidé de briser l’omerta pour dénoncer les intimidations et les violences qu’ils subissent de la part de ces délinquants.

Depuis plusieurs années, le trafic de produits illégaux s’est installé dans les rues du centre-ville d’Argelès. Comme le raconte le Midi Libre, les habitants sont tenus au silence par les délinquants qui règnent en maître dans ce village des Pyrénées-Orientales. Un collectif d’Argelésiens vient de se créer, pour dénoncer cette situation. L’une d’entre elle s’exprime dans le quotidien local : « Nous avons été patients, au-delà de la lassitude, nous crions aujourd’hui notre colère, notre ras-le-bol. Le cœur du village est à vendre, les commerçants ont peur, les incivilités sont permanentes, les bagarres à répétition, nos devantures sont des urinoirs, la clientèle a peur de venir, les visiteurs baissent la tête, c’est l’omertà. Oui, nous avons déposé des plaintes et cela n’a eu aucune suite.

« Nombre d’entre nous ont investi ici leur vie dans un projet et nous travaillons avec la peur au ventre, parce que nous habitons ici avec nos familles. Peur aussi pour nos clients, ceux qui viennent encore. Nous voulons juste vivre et travailler normalement dans un respect mutuel, on ne demande pas la lune ! L’alcool, les tapages, le business, les incivilités en tous genres, font de ces rues des zones de non droit qui sont aux mains de voyous. Ce sont eux qui dictent leur loi, il y’a en marre. » Ce collectif a donc rencontré le maire, lundi dernier, pour faire part de leur désespoir. Celui-ci, dont les administrés dénoncent la politique d’immobilisme, admet le problème : « Cette problématique a effectivement évolué. Le sentiment d’inquiétude est fondé, l’insécurité est réelle. Malgré la présence des forces de l’ordre, nous ne sommes pas parvenus à éradiquer la situation. Pour l’heure, aucun acte répréhensible n’a été constaté, nous avons la certitude qu’il y a du trafic mais la difficulté reste le flagrant délit » explique-t-il. Et de promettre de « harceler » ceux qui ne respectent pas la loi, par des actions coup de poing et de la vidéosurveillance.

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